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hortensia22042017.jpgGelées de la semaine passée : chacun fait ses comptes.


Après les gelées tardives de la semaine passée, c’est l’heure des bilans pour les vignobles mais aussi d’une façon plus globale pour toute la végétation. Car les jardins des particuliers n’ont pas été à l’abri. Le coup de gel en cette période de l’année est avec parfois celui lors des Saints de Glace le plus craint par les vignerons. D’autant que cette année, il est intervenu avec une avance des ceps de près de trois semaines après les températures exceptionnellement douces que nous avons connu régulièrement avec parfois des records de chaleur journaliers comme évoqués dans nos actualités. La nuit du mardi 19 au mercredi 20 fut limite avec des températures légèrement sous la barre du 0°. Que quelques parcelles et coteaux furent touchés. La nuit suivante a vu le mercure un peu plus tomber durant la nuit. Si sous abri on relevait souvent -1 à -2°, au sol la température avait bien souvent atteint les -5 à -8°. Ce n'est pas tant en lui-même le niveau des gelées sous abri qui surprend ( d'autant qu'il n'y a eu qu'un record enregistré sur toutes les nuits impactées) mais le fait qu'elles se sont produites assez tardivement. Leur impact est amplifié par l'extrême douceur des températures ces dernières semaines qui a boosté tous les végétaux.

Les jardiniers trop en hâte avec la douceur des dernières semaines à se mettre au charbon se sont aussi rendu compte de l’étendue des dégâts. La 3e nuit, la plus froide, celle de jeudi à vendredi dernier a vu le thermomètre plonger jusqu’à -3° en plaine, et souvent jusqu’à -5° sur le haut Bugey avec toujours un coup d’avance pour Arbent qui s’est rapprochée des -9°. Un record ici pour la saison depuis l’ouverture de la station. A Ambérieu, là encore, il n’avait plus fait aussi froid depuis des décennies avec également un record atteint ( -3,3° ). Ce qui est confirmé par les vignerons qui ont très vite annoncé qu’il n’avait plus vu une telle situation depuis bien longtemps. Cette nuit-là donna le coup de grâce, touchant un peu plus des secteurs déjà bien atteints, gagnant aussi certains coins qui avaient été relativement épargnés les nuits précédentes comme la région de Belley. L’est du département s’en est un peu mieux tiré et la plateau d’Hauteville n’a guère eu plus froid que la plaine.

Côté vignoble : certains professionnels suivant l’exposition de leurs parcelles ont été plus ou moins impactés et quelques-uns gardent l’espoir avec la présence de bourgeons dormants faisant espérer de sauver encore une petite partie de la récolte de cet automne. A Lhuis, Montagnieu, Marignieu, Groslée, St Benoît, le constat fut le même. C’est souvent 100 % de pertes. Le Cerdon  a aussi accusé le coup par les fortes gelées. Du côté de Béon et de Talissieu, on a recensé quelques dégâts sur des zones qui n’avaient pas été touchées lors de la première nuit.  On estime ici que sur les 5 hectares de vignes, 20 à 25 % des rameaux sont perdus. Dans le Revermont, où l’on a souvent connu pas moins de quatre nuits en négatif et parfois jusqu’à -8 à -10° au niveau du sol, les constats sont souvent bien plus douloureux. Ceyzériat, St Martin du Mont, Revonnas ou bien encore Rignat font partie de la liste des communes les plus touchées comme cette viticultrice de la dernière commune citée qui a vu les sols gelés dans les jardins. Les pertes atteignent souvent les 100 %. Et les professionnels font leurs calculs qui pourraient s’élever à plusieurs dizaines de milliers d’euros perdus. A St Benoît, de jeunes professionnels estiment n’avoir jamais vu de tels dégâts en 3 ans d’installation avec des dégâts portés jusqu’à 70 %. Un espoir pour éviter la casse sera de demander une indemnisation de l’Etat pour calamité agricole en cas de pertes occasionnées par une météo exceptionnelle si les productions sont touchées à plus de 30 %, rappelle le président des syndicats des vins du Bugey.  Les viticulteurs qui pour diverses raisons ne peuvent investir d’argent dans des brûlots, sont conscients que cette situation météo pouvait se produire cette année après la clémence des températures. Si dans le Revermont ou le Bugey, ce sont les vignes impactées, dans le Valromey où même si les minimales ont été parfois moins basses que dans les plaines, ce sont les arbres fruitiers qui ont sérieusement dérouillé.

Côté jardin. Là encore le constat est souvent le même, même si bien évidemment l’impact sera moins important, sauf pour ceux qui vivent de ceux-là où tout de même les équipements sous serre évitent le pire. Si la première nuit de gel n’avait pas réellement fait de dommages, les suivantes nettement plus froides ont révélé ce samedi les premiers stigmates toujours dans le Bugey et le Revermont ; de Treffort à Ambérieu jusqu’au sud du département. Mais il y a eu plus de chanceux comme le long de la belle rivière d’Ain. Dans le village de Bonbois près de Bolozon, cet habitant en villégiature le week end dernier nous a confié ceci «  les falaises en face réchauffent la vallée avec la réverbération du soleil et nous n’avons pas vraiment subi le gel de ces jours » Une confirmation avec les cerises bien en avance ici aussi et qui étaient encore bien intactes. Ailleurs, c’est donc la catastrophe. Les bourgeons des fleurs qui étaient en plein développement sont déjà morts. Les hortensias en terre et non à l’abri ont été sévèrement touchés et cela en est fini probablement de la floraison pour cet été. Les plants de tomates ont été brûlés également. Les fraisiers qui n’avaient pas été protégés auront subi le même sort. Sylvie, une habitante d’Ambérieu était un peu dépitée : "mes fraisiers sont foutus ; ce n’est pas mieux pour mon cerisier qui commençait à avoir ses  fruits, mes pieds de vigne n’ont pas résisté et le noyer a gelé". Ce n’est guère plus réjouissant du côté des platanes ou parfois des tilleuls, brûlés également. Les weigélias en limite de floraison ont limité la casse. Les lilas assez aboutis cette année ne subiront pas trop de conséquences. Dans une moindre mesure, d’autres arbustes qui avaient déjà fleuri ont vu des feuilles se noircir comme les forsythias. Les buis ont parfois été touchés, eux qui ont déjà à résister à la pyrale déjà bien en éveil ce printemps ; peut-être que ce coup de froid tardif les aura secouées quelque peu. Quant au muguet, en avance, peu fleuri et plutôt rachitique, ce froid lui aura donné le coup de grâce. Même si dans certains bois, on pouvait encore en trouver à la mi-avril, ce sera surement plus difficile pour lundi prochain, un premier mai qui s’annonce plutôt maussade dans le département. Tout cela nous rappelle enfin que le fameux dicton du mois d’avril n’est pas à prendre à la légère alors même que le réchauffement climatique s’accentue.

Vers un mois d'avril dans la normalité. Après ces deux derniers mois très excédentaires en températures, avril beaucoup plus incertain sur le plan thermique et qui va s'achever dimanche, devrait afficher une moyenne proche des valeurs saisonnières. La vague de froid de la semaine passée aura fortement limité la hausse des moyennes notamment celle des minimales qui devrait afficher un certain déficit estimé au-delà du degré. Les journées parfois estivales dès le début du mois auront par contre ré-équilibrer le bilan général. Plus d'infos sur tout cela début mai lors de notre traditionnel bilan mensuel.


3 nuits de gel d’affilée ( parfois 4) aux conséquences dévastatrices.
 
Villes Mercredi 19 Jeudi 20 Vendredi 21
Ambérieu -2,0 -2,0 -3,3
Arbent -6,8 -8,0 -8,7
Ceyzériat -2,0 -1,2 -3,5
Hauteville -2,0 -2,1 -2,8
Marlieux 0,2 -0,9 -2,9
Pont d’Ain -0,9 -1,2 -2,6
St Etienne du Bois -0,4 -0,9 -2,9
 
 

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